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 [Missive] cérémonie

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MessageSujet: [Missive] cérémonie   Jeu 12 Juin 2008 - 20:41

Cynael avait failli rater les deux représentants de la Confrérie de Bree à Esteldin après avoir suivi leur piste un bon bout de temps. Elle remerciait sa chance et l'intervention d'une femme de l'Ordre d'Arda qui lui avait permis de mettre finalement la main sur les gens qu'elle cherchait. Dès la missive transmise au nain et à l'elfe, la jeune messagère avait sauté sur son cheval et filé vers Bree pour continuer sa tournée.





[HRP : Sobert et les Pèlerins proposent une animation autour de la disparition d'Inya...retrouvez la missive remise en jeu aujourd'hui par Cynael dans le fuseau consacré à cette animation sur le forum des Pèlerins : http://pelerinsderiador.free.fr/Forum/viewtopic.php?t=324 ]


Dernière édition par Cynael le Ven 13 Juin 2008 - 10:32, édité 1 fois
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Arca
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MessageSujet: Re: [Missive] cérémonie   Jeu 12 Juin 2008 - 20:50

Salutations Cynael!

Nous nous joindrons à vous en cette hommage pour la dame Inya!
Tous solidaires, même dans la douleur!

[HRP: Nous pourrons être là tous les soirs prévus sauf le vendredi, nous partons en expédition non loin de lieu de l'hommage, à Helegrod.]
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MessageSujet: Re: [Missive] cérémonie   Mer 18 Juin 2008 - 20:25

Quelques jours avant la cérémonie...

Cynael était persuadée d'avoir entendu le claquement des sabots d'un cheval lancé au galop sur les pavés de la place centrale de Cornemur. Elle ne savait dire cependant si c'était ce bruit habituel au relais ou le son tout aussi habituel de son ventre gargouillant qui l'avait réveillée. Décidée à contenter tant sa curiosité que son appétit, la jeune fille se glissa hors de l'abri chaud de son édredon pour filer vers le couloir et se rapprocher de l'entrée.

Fait inhabituel au beau milieu de la nuit, elle aperçut Fergus éveillé, tenant un petit chandelier à trois bougies d'une main et récupérant de l'autre un pli que venait d'ouvrir sur son ordre un des hommes de garde du relais. Le gérant de l'intendance prit connaissance du message avec son impassibilité coutumière. Cynael le vit ensuite se tourner vers elle sans la moindre surprise, comme si elle se trouvait là après avoir été convoquée. Elle saisit par automatisme le pli que Fergus lui tendait ainsi que le message scellé qui allait avec.

Sobert a écrit:
Le temps me manque pour expliquer plus que la mission que j’ai à vous confier… vous trouverez ci-joint une missive au nom de ma fille Hireithel Hanargaladh, ainsi qu’une pièce d’or pour la lui remettre en main propre et sans délais !

Je compte sur vous.

[Sceau du Frêne]





"Mademoiselle Cynael, vous connaissez à présent la route de Fondcombe. La destinataire de ce message est en route pour la cérémonie qui aura lieu dans les Monts Brumeux à la mémoire de la dame Inya Hanargaladh. Vous avez déjà croisé la fille de monsieur Sobert et vous voudrez donc bien lui remettre le pli et le message en main propre. Vous partez demain dès l'aube. Vous rendrez également la pièce d'or à la demoiselle Hireithel Hanargaladh, les services du Lond Daer ne sont pas payants."

Cynael alla pour faire une remarque, mais Fergus avait déjà tourné les talons pour regagner son office, qui lui servait également de chambre. Toute excitée à l'idée de sa première vraie mission longue et périlleuse, elle ne se demanda pas un seul instant qu'est-ce qui avait pu décider Fergus à la laisser entreprendre un tel périple.
La messagère fonça vers la cuisine se préparer une impressionante collation. Dans quelques heures elle se mettrait en route pour remettre le message...
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MessageSujet: Re: [Missive] cérémonie   Ven 20 Juin 2008 - 16:15



Les ténèbres étendaient leurs ailes sur les montagnes qui réfléchissaient les derniers rayons du soleil sur les plus hautes cimes… la nuit s’annonçait claire et froide, les étoiles allait briller d’un feu que ne masquerait nul voile vaporeux…

Autour du cercle de pierre, étaient réunis les amis d’Inya, ceux que sa disparition avait vraiment touchée… Chacun, tête baissée, écoutait silencieusement les paroles emplies d’émotion de ceux qui avait choisi de ne pas se taire…







Chacun leur tour, Galadas Elheredh, Maître compagnon de la Compagnie du Roseau Blanc, Gwenllian Telrhunya, Lúinwë Oronra et Yasriel Astrian des Pèlerins, Clothild Hautebonté, Intendante des Caravaniers et Habon le petit serveur du « Refuge du Vagabond » rendirent un hommage vibrant au courage, à la générosité et à la joie de vivre de celle qui avait été leur compagne de route et leur amie ! Tous évoquèrent à leur manière, les images qu’ils gardaient dans leur cœur, de cette jeune elfe qui avait rencontré son destin…







Enfin, Hireithel Hanargaldh des Pèlerins, Maîtresse de cérémonie en l’absence de Sobert, son père et époux d’Inya, exprima son chagrin sur un chant de Tatyandacil, qui résonna haut et clair dans les montagnes…

Namárië, Ríanna vanima, Heriméla! (Adieu, belle Princesse, aimable Dame!)
Antanelyë men melmë ar alassë, (Tu nous donnas amour et joie,)
ar renuvammet oialë. (Et nous nous en souviendrons pour toujours.)
Namárië, Ríanna vanima, Ardalótë! (Adieu, belle Princesse, Fleur du Royaume!)
Coacalinalya firnë ve lícuma súrinen, (La lumière de ta maison mourut comme une chandelle dans le vent,)
nó melmemma len úva firë indommassen. (Mais notre amour pour toi ne mourra pas dans nos coeurs.)
Namárië, Ríanna vanima, Indotári! (Adieu, belle Princesse. Reine des Coeurs!)

Son chant mourut et laissa ses larmes courir sur ses joues… Le véritable deuil pouvait maintenant commencer…



C’est alors que l’assistance endeuillée allait se disperser, que l’improbable se produisit.

Cynael, la Saute-ruisseau, messagère du Lond Daer s’avançait en courrant dans le cercle des convives, redoutant visiblement d’avoir amener des Lynx dans son sillage… La jeune femme essoufflée mis la main à la besace qui l’enserrait, en retira un rouleau de parchemin scellé de la marque du Frêne puis le remis entre les mains d’Hireithel…



Manquant de défaillir en remarquant le sceau de son père, elle déplia le parchemin où était couchés ces quelques mots…

Sobert a écrit:


Hireithel iell nin.

Toi seule, le dernier vestige de ma vie passée, je crains encore de perdre… Contre les apparences, sache que j’implore ton pardon, iell nin, d’avoir laissé encore une fois mon cœur et mon âme s’obscurcir, mais je redoute encore plus que l’Ombre qui pèse sur moi ne t’emporte…

Je sens la lassitude me prendre et je sais que cette fois, les mots du Seigneur Elrond et les eaux d’Eithel Ivrin n’y suffiront pas. Toutefois, pendant qu’il est encore temps, je vais employer mes dernières forces pour déjouer le destin maudit de la maison Hanargaladh… Et cela sera probablement mon ultime signe d’Amour pour toi.

Namarië iell nin, Puissent les Valar veiller sur toi…


Au su de ces mots, les aventuriers rassemblés, se demandant à quel destin maudit Sobert pouvait faire allusion, à quel mal il comptait s’attaquer, cherchèrent une explication à son comportement, sans en trouver le début d’une… Amis et Pèlerins promirent à Hireithel de tout faire pour éclaircir ce mystère…



Cynael avait dit que la lettre avait été déposée à Cornemur ? C’est donc chez Sobert et Inya, au 4 rue Longue, dans le quartier de Cornemur, qu’Hireithel résolu de se rendre pour retrouver la piste de son père…
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MessageSujet: Re: [Missive] cérémonie   Sam 21 Juin 2008 - 14:38

Hireithel Hanargaladh s’était rendue, accompagnée de quelques Pèlerins et amis, parmi lesquels le Seigneur Leandor, la Dame Clothild et la Dame Dracya jusqu’à la demeure de son père… Elle avait trouvée la maison vide, froide et humide… une épaisse couche de poussière sur les étagères suggérait que Sobert n’avait plus occupé les lieux depuis plusieurs semaines… quelques rares signes indiquaient cependant le passage récent de quelqu’un… un quignon de pain rassis sur la table, quelques amas de poussières dérangés…

Mais ce fut la découverte d’un morceau de parchemin, dans une brassée de document qui livra le début d’un semblant de piste…

Marqué d’un sceau rouge à « l’Oiseau posé sur un trait empenné », que nul parmi les aventuriers présents ne pu reconnaître, le parchemin présentait ces quelques lignes :

Citation :
Maître Hanargaladh,

J’ai appris la fin tragique de votre bien aimée et les circonstances du drame… la nouvelle s’est répandue telle une traînée de poudre et fait grand bruit… Une fois de plus serais-je tenté de dire… Je m’étonne de voir comme l’histoire, comme le destin inlassablement se répète. Mais à mon avis, il n’y a pas de hasard, juste un destin par devers vous… Vous seriez avisé de partir en quête de Vérité, et vous devriez commencer au Poney Fringant…

Cuma Ruinfileg
Le mystère s’épaississait… qui était ce Cuma et que pouvait il bien vouloir à Sobert… Lui aussi semblait faire allusion à un maldiction ! Deux choses paraissaient claires pourtant : le message était récent et il faudrait en trouver l’explication entre les mur de la fameuse auberge de Prosper Poiredebeurré.


Dans la salle commune du Poney Fringuant, Hireithel se mettait en quête de son père et entreprirent de rechercher quelle « vérité » était venu cherché Sobert.

Les habitués de la salle commune, sont incapables de dire si un elfe répondant au nom de Sobert est passé par là récemment… Il y a tellement d’elfe dans cette ville depuis le début de la guerre au Nord, qu’il est impossible d’en reconnaître un en particulier… Poiredebeurré, de son coté, à la mémoire trop volubile pour se rappeler quoique se soit… Le nom de Cuma ne résonnait pas plus aux oreilles des badauds.

Après avoir longtemps questionné les clients, une cliente avinée parut enfin se rappeler quelque chose… répondant au nom de Yolina, cette veilleuse du Guet Municipal de Bree, passait le plus clair de ses heures de permission à boire son solde…

En jouant aux cartes un soir de la semaine précédente, la veilleuse avait fait la rencontre d’un étranger taciturne… alors que, devant sa grande réussite, elle l’avait accusée à demi mot d’être un tricheur, celui avait répondu sur le ton de la plaisanterie, qu’il s’appelait Vérité.

L’homme en question était à l’auberge depuis une dizaine de jours et était sorti au matin en compagnie d’un homme encapuchonné… « Où il est allé ?? Mais j’en sais rien ma p’tite Dame » avait rétorqué la veilleuse.

L’homme qui disait s’appeler Vérité était un homme de haute taille et de forte carrure. Il avait les cheveux noirs qu’il portait attachés en queue de cheval à la manière des guerriers et une tunique de voyage grise. Yolina avait ajouté avoir remarqué un léger accent du Nord, sans avoir pu en dire plus.

L’homme qui l’accompagnait ce matin portait un long manteau bleu de bonne facture mais maltraté par les intempéries, une veste de cuir et un pantalon ouvragé… Yolina avait évoqué un petit bouclier ouvragé à la manière des Elfes qu’il portait sur son dos en couvrant un étui de luth…

« Adar » s’était exclamé Hireithel, mais elle n’avait pu tirer une description plus claire de la veilleuse qui affirmait ne pas avoir vu son visage, caché sous une capuche qu’il n’avait pas rabattue.

« Il ne doit pas être loin, peut être même est il encore en ville » avait conclu Hireithel, avant de courir au dehors et fouiller des yeux la vieille ville… Elle parcouru les places, les rues et les allées avant d’apprendre par, que Yasriel Astrian et le Seigneur Leandor avait mis la main sur un autre témoin…

Le garde Jeresius… autre veilleur du Guet Municipal de Bree, affecté à la porte Ouest, était une connaissance de Pèlerins et il racontait avoir vu Sobert quelques heures auparavant au début de son tour de garde… le vieil homme l’avait hélé dans l’espoir de ce faire offrir un verre après son service (ou pendant)… mais si l’elfe l’avait reconnu, il avait feint de n’avoir rien remarqué… Quelques secondes plus tard, il talonnait sa jument pour rejoindre le chemin vert en direction du Nord… Il était accompagné d’un homme qui répondait à la description du mystérieux Vérité…

Serrant les points devant cette nouvelle, Hireithel résolu de donner la chasse aux deux cavaliers…

[hrp]la chasse reprends à partir de 21h à la porte Ouest de Bree[/hrp]
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MessageSujet: Re: [Missive] cérémonie   Sam 21 Juin 2008 - 14:44

[hrp]Tout simplement super!Je lis le texte comme un roman!J'ai hâte de participer à l'histoire ce soir![/hrp]
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MessageSujet: Re: [Missive] cérémonie   Lun 23 Juin 2008 - 17:02

Le Seigneur Galadas et le Pèlerin Luinwë en tête, la petite troupe remontait le Chemin Vert en direction du Nord… Ils dépassèrent bientôt la cabane de Searadan puis le Chantier de l’épineux et les champs aux chevaux… les deux pisteurs ne relevaient aucun indice d’un duo de cavalier quittant la route, et ils pénétrèrent dans le petit bois qui annonçait leur arrivée prochaine dans le Bourg de Pont-à-Trétaux.

Encore fumante des derniers Raids Gobelins, que les Rôdeurs du Nord s’évertuaient à contenir, la petite bourgade de Pont-à-Trétaux vivait dans la peur et la misère… la famine menaçait la population qui ne voyait pas toujours d’un bon œil l’arrivée de tous ces aventuriers en herbe, qu’ils accusaient souvent d’attiser la colère des Gobelins contre eux… Quand Hireithel arriva sur la grand place, quelques villageois s’était attroupés et un homme gisait à terre une flèche fichée entre le deux yeux…

Les gens rassemblés parlaient fort, et exprimait tout haut leur mécontentement… « Que ces guerriers d’opérette aillent mourir ailleurs » s’exclamaient certains d’entre eux… encore un corps anonyme à enterrer, voila ce qu’ils en pensaient… et ce macabre ouvrage leur incombait encore une fois…

L’homme a terre répondait à la description que les veilleurs du Guet Municipal avaient fait du prétendu Vérité… les villageois avait raconté que deux étrangers était arrivés par le Chemin Vert et traversaient la place, quand le guerrier recula sous l’impact d’un trait et s’étala dans la poussière. Son compère avait juste eu le temps constater le décès de l’homme, qu’il était déjà reparti en courrant en direction du Pont… de l’avis général cela ne pouvait être que l’œuvre d’un orque, encore que la portée d’un tir de cette précision impliquait que le tireur ai pénétré dans le village sans se faire remarqué… Un des témoins de la scène pensait avoir vu une silhouette, perchée sur le toit du pont, s’éclipser aussitôt la flèche abattue.

Fouillant la tunique du guerrier, les aventuriers mirent la main sur un petit bout de parchemin froissé, sur lequel on lisait :

Citation :
Maître Vérité…

J’ai pris rendez vous pour vous avec le vieil ami de Sobert… Je suis sûr qu’ils apprécieront la rencontre, vous ne leurs refuseriez pas ce plaisir, n’est ce pas ? Amenez donc votre hôte à Nan Wathren

C’était donc là bas que Vérité comptait emmener Sobert… ces gorges encaissées infestées de Gobelins… Mais il était mort maintenant et une partie des réponses avec lui… Qui était donc « l’ami » du ménestrel ?

Luinwë le rôdeur, se penchait à son tour sur le cadavre encore tiède… et remarqua aussitôt l’empennage rouge et noir sur le bois de frêne de la flèche : le pèlerin rompus à l’Art de l’archerie reconnaissait l’empennage complexe doublé… le même qu’Ilweran, le pèlerin disparu voila plusieurs lunes, leur avait jadis appris à fabriqué.

A l’évocation de son nom, les pèlerins présents s’entre regardèrent, la bouche bée. Leurs compagnons interloqués devant cette réaction, ce fut la pèlerine Yasriel Astrian qui rompit le silence, pour dire ce que savaient tous les pèlerins.

Ilweran, comme nombre de Pèlerins conservait son histoire et ses secrets par devers lui et n’en avait jamais fait étalage… C’était un compagnon fort apprécié et sa grande expérience transpirait dans tous ses faits et gestes. Toutefois, chacun soupçonnait un passé difficile… Ilweran était toujours préoccupé, prompt à se mettre à l’écart et connaissait des périodes ou son humeur s’assombrissait au point qu’il s’isolait complètement des semaines entières… C’est un matin, alors qu’il était alité et souffrant de délires et de terreurs depuis plusieurs jours, qu’il disparu et aucune nouvelle ne parvint jamais plus aux oreilles des pèlerins.

Mais Hireithel, plus que les autres paraissait troublée… Ilweran, le Merle Rouge…

C’est alors qu’elle pris la parole et livra à ses compagnons ce que lui disait son cœur :

    Mes amis, si le destin de cet homme est d’avoir été la cible d’un trait d’Ilweran, il est de mon devoir de vous éclairer sur la véritable identité du tireur et de la menace qui pèse sur nous aujourd’hui.

    Il est vrai qu’Ilweran était un pèlerin et un de nos frères d’arme disparus, mais mon père, qui le veilla de longues heures, fut témoin de ces délires qui allaient plus loin que ceux nés d’une simple fièvre… Cela je le sais, car Adar nin s’en était ouvert à moi en disant que s’il y avait des choses qu’il était préférable de taire, il y avait aussi des choses qu’il ne fallait pas supporter seul.

    Il se trouve donc qu’Ilweran, fils de Vaiwa, et bien que nous n’eûmes jamais à le suspecter, était un grand seigneur aux jours anciens. Mon père affirmait qu’il était un grand capitaine de la maison de Caranthir, fils de Fëanor… Capitaine des Merles de jade, dont la légende a perdu le souvenir.

    Il arriva qu’un jour, alors qu’après le meurtre d’Elu Thingol et le pillage de Menegroth, les forces de l’Ost Naugrim débandèrent devant les forces de Beren Erchamion. Ilweran, sur l’ordre de Caranthir, vint se poster avec les Merles de Jade, dans les hautes branches où ils attendirent l’armée des Nains en déroute, sur laquelle ils versèrent une pluie de flèches. Caranthir espérait ainsi rentrer dans son héritage et récupérer le Silmaril enchâssé dans le Nauglamir, chef d’œuvre des Nains.

    Mais voila, Beren le Manchot avait déjà repris le joyau et Caranthir dans sa fureur ordonna que l’on donne la chasse à Beren et qu’on lui ramène sa dépouille… Mais prit de remord, songeant au sang versé pour la lumière de Valinor et aux larmes de Tinuviel, il semble qu’il ne pu s’y résoudre et trahi ainsi sa propre maison.

    Il attira sur lui et ses hommes la malédiction de Caranthir, qui les accusa de déshonorer le serment de son père en laissant s’échapper le joyau… « Que les merles de Jade deviennent Rouges, tel le sang qui accompagnera votre destinée » Tels furent les mots de Caranthir. Il semble que cette malédiction ait fini par devenir une réalité… car mon père disait qu’Ilweran masquait une marque rouge à son cou, la marque d’un merle perché sur un trait empenné.

    Tout cela je le tien de mon père et je crois qu’il en savait plus long sur son histoire car un ombre voilait son regard à chaque évocation de son nom. Un jour il a même dit que nous avions, en notre sein, abrité une bête blessée, qui fuyait en vain son destin…

    Aujourd’hui ces paroles ont un funeste accent et je n’ose imaginer le pire…


Alors qu’Hireithel s’affectait le calme, chacun sentait que l’émotion l’avait gagné. A la fin de son récit, Luinwë et le Seigneur Galadas reprirent la route sur les traces de Sobert… comme ils le redoutaient, ces traces les menaient en territoire ennemis… ils durent frayer leur chemin en suivant le fond de la gorge fangeuse ou se voyait par intermittence les improbables traces de pas laissés par deux paires de bottes d’Elfe. Le plus inquiétant restait que les Gobelins semblaient ne pas les avoir attaqués…
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MessageSujet: Re: [Missive] cérémonie   Lun 23 Juin 2008 - 18:10

Alors, qu’ils suivaient toujours le fond de la vallée, les poursuivants aperçurent enfin deux silhouettes, debout sur un des ponts suspendus qui enjambaient les gorges, et qui n’évoquaient nullement les profils tassés de la garnison Gobeline.

Ils furent bientôt assez proches pour entendre leurs mots :

    - Ainsi nous nous retrouvons Ilweran… toi le dernier Merle Rouge.

    - Iye Sobert mellon nin… je m’en voudrais toujours de ne pas avoir su te distancer aujourd’hui, j’ai finalement échoué à empêcher ce que je voulais absolument éviter. Nous n’aurions jamais du nous revoir.

    - Mais enfin pourquoi (implorant) ?! Tu as tué cet homme qui me servait de guide et tu m’as contraint à cette poursuite… Cela n’a aucun sens !

    - Au contraire, cet humain devait te conduire jusqu’ici et forcer cette rencontre… c’est précisément ce que je voulais éviter en vain… Je ne voulais pas que tu saches… pour moi…

    - Savoir quoi Ilweran ? Rien que je ne sache déjà ! Tu parlais dans ton délire, et j’ai appris plus que je n’aurais voulu entendre. Dès que tu as dis mon maître en parlant d’Annatar, dès que tu as mentionné les soins reçu de Pallando et Allatar, j’ai compris ce que la marque à ton coup impliquait, qu’elle te frappait du sceau des traîtres… J’ai cru que tu pourrais changer…

    - Non tu ne sais pas Sobert, tu ne comprends pas ! La marque des merles rouges me tient depuis 8 000 ans ! J’ai résisté en vain à son emprise et fini par éxécuter sa volonté, son exigence… en commençant par ton père au champ de Dagorlad et son père déjà avant lui.

    - NOOOON !

    - Et oui… On m’y a contraint… mais je l’ai fait néanmoins. Les merles rouges ont tués ceux qui jadis laissèrent Erendhil embarquer sur Vingilot et emporté la lumière du Silmaril au dessus de l’horizon. Eux, leurs proches et leurs descendants avec… Nous accomplissons la malédiction des fils de Feanor, à jamais liés par le serment de leur père… Mon combat n’a pas de fin et je suis ta propre malédiction !

    - Je n’y crois pas Ilweran, toi le pèlerin, le fidèle frère d’arme… tu étais mon ami…

    - Iye Sobert, et nous le serions toujours si tu avais su abandonner cette poursuite ! Mais cela est aussi de ma faute. Je me suis montré négligent. Cuma aura eu exactement ce qu’il voulait finalement.

    - Cuma ? *pleurant* Je ne comprends pas…

    - Cuma est l’autre Merle Rouge survivant… mais qu’importe… tu ne comprends donc pas ? C’est pourtant simple ! Pèlerin, j’ai accepté de l’être pour gagner ta confiance et pour te faire sentir la terreur et la douleur que tu connaît aujourd’hui…Mais ne te méprend pas, car notre amitié n’était pas feinte… c’est pour cela que j’ai voulu t’éviter la douleur de notre rencontre et de ces explications (soupirant)… Tu ne me laisses pas le choix, nous allons devoir en finir mon ami…et mettre fin à ta souffrance en même temps que ta vie… Oui tu as beaucoup souffert Sobert, quand j’ai tué Hebeithel ta première femme, puis aujourd’hui Inya…

    - MENTEUR ! Ce sont les trolls qui…

    - …par 2 fois ont attaqués les convois de ceux qui t’étaient chers… ils travaillent tous beaucoup mieux avec une flèche pointées dans le dos… la peur, ils ne connaissent que cela !

    - NOoon !

    - Mais rassure toi, je n’en ai pas fini avec la maison Hanargaladh… en te regardant mourir ici, ta fille connaîtra la même souffrance… c’est tout ce que tu laissera en héritage Sobert…


Sobert et Ilweran ne devait plus échanger qu’un mot après cela… car le ménestrel se jetait, ivre de douleur et de rage, sur le chasseur qui n’eut que le temps de dégainer ces poignards pour bloquer le premier assaut. Les cris de rage que lançait le ménestrel portaient loin et accablait Ilweran… Sobert dans sa frénésie déclenchait un déluge redoutable de coups de taille et d’estoc de sa courte dague miroitante, que le Merle Rouge s’appliquait à détourner de sa propre chair… Mais Ilweran était un fin bretteur et sa science du combat dépassait de loin celle Sobert… Il patienta, laissant la fureur de son assaillant s’émousser, puis profitant de l’élan du baladin, fit pivoter son corps et déchira le manteau et le pourpoint de cuir de Sobert pour laisser une longue estafilade sur son bras droit.

Alors qu’il avait failli lâcher sa dague, Sobert se retrouvait maintenant acculé, s’évertuant à détourner de son bouclier, les coups experts portés par son adversaire… Et Ilweran trouva la faille… Faisant tournoyer ses poignards dans un nouveau mouvement, le chasseur feignit une attaque frontale et balaya les pieds de Sobert d’un puissant coup circulaire de la jambe… Un violent coup de pied, fit voler le bouclier sur le pont.

A terre et désarmé, Sobert contemplait son destin. Ilweran, s’avançait lentement et son visage ne présentait aucune joie. Le ménestrel senti une larme couler sur sa joue… il repensait à tous les instants de sa vie sur les Terres du Milieu : ses jeunes années d’apprentissage auprès du Seigneur Elrond, la venue d’Heibeithel la Douce et le fruit de leur amour, Hireithel… la détresse du trépas de sa première femme… les années d’errance… la rencontre de tous ceux qui avaient été ses amis, la Voie du Pèlerin, Inya, et encore la douleur et le froid… encore… Ilweran…

Le poignard filait à toute vitesse vers son cou, et Sobert ne cillait pas. La Mort ? La Vie ?

Le poignard d’Ilweran disparu soudain dans le drap fin du manteau du Baladin… et il fut soudain entraîné vers l’avant, basculant par-dessus l’amas de tissu qui voltigeait dans le même mouvement. La douleur ne lui arracha pas un cri et ses yeux grands ouverts affectaient la surprise… la tache rouge autour du poignard s’étendait sur le tissu bleu et ses poumons s’emplissaient déjà de sang…

« Je te pardonne, mellon nin ». Ce furent les derniers mots que perçurent les oreilles d’Ilweran dans sa rapide agonie.



Achevant de tailler leur route parmi les Gobelins qui n’opposaient qu’un faible résistance, l’expérimentée compagnie qui était venue à bout de ce voyage découvrit Sobert, agenouillé devant le corps d’Ilweran…

- Adar nin !! S’exclama Hireithel d’une voie chevrotante en courrant vers son père… O Elbereth, merci, tu es sain et sauf…

Sobert les yeux dans le vague, eu un mouvement de recul et il maintenait une main rougie sur son bras blessé.

- Adar nin, tu es blessé, fit Hireithel inquiète… laisse moi soigner tes plaies…

- Hireithel, répondit Sobert d’une voix lente et froide, assurant son regard dans celui de sa fille… ne pleure pas, Hireithel, mais tu es venue trop tard !

Les pèlerins et leurs amis avaient eux aussi parcouru la distance qui les séparaient du lieu du duel… la joie qu’ils avaient éprouvé en retrouvant Sobert sain et sauf, fut soudain entachée par ces mots. Les compagnons se regardèrent, interloqués.

- Mais ?!

- Celui que tu appelais « Adar » n’est plus… après un silence de mort, il reprit. En vérité il ne reste guère qu’un corps sans âme ici… Celui que vous appeliez Sobert est parti…

- Comment oses tu parler ainsi, Sobert. C’était la pèlerine Gwenllian qui laissait exploser sa colère… Comment peux tu être aussi égoïste. Regarde la peine que tu fais aux tiens… tu ne peux pas les laisser comme cela…

Hireithel, dont les yeux embués fixaient son père, s’était agenouillée sentant ses forces l’abandonner. Sur ses jouent roulaient des larmes rondes et brillantes…

- Adar… nin, réussi elle à murmurer malgré le sanglot qui lui nouait la gorge…

- Sobert n’est plus, malgré les apparences… Mais je continuerais à te protéger Hireithel, car c’est ce qu’il aurait voulu. Toutefois, n’attends pas d’amour de ma part, car ton père a abandonné sa vie en emportant l’Amour et la Joie avec lui. Il n’a laissé que la Honte et le Devoir…

- De quoi avez-vous eu honte, Sobert, interpella le Seigneur Galadas, car avec tout le respect que je vous dois, cela n’est pas digne de vous… Songez à vos compagnons qui ont remués ciel et terre pour vous venir en aide… pensez à votre fille, qui connaîtra à son tour la douleur de la perte d’un être aimé. Reprenez vous Sobert, car la Honte et le Devoir, vous vous en êtes déjà aquitté.

- Iye, Hir Galadas, je vous reconnais… le sang charrie les souvenirs, le saviez vous ? Sobert aurait chaudement remercié et embrassé chacun d’entre vous pour ce que vous avez consentis pour l’espoir de sa fille… Mais je vous le répète, il n’y a plus que moi…

- Mais ?! Mais alors, qui êtes vous en ce cas ? Interrogea la Dame Niennarwen Oronra, femme de Luinwë…

- Ce qui reste de l’âme de Sobert, encore enchaînée à sa chair par le remord et le devoir à accomplir… Vous pouvez m’appeler Niruiben.

- Les « Larmes éternelles » marmonna pour lui-même Luinwë.

- Tu resteras toujours Sobert pour nous, enchérit Yasriel, mais sa voix s’éraillait au moment de parler… Iye, je ne peux pas croire que Sobert ne puisse pas nous entendre… la Mort d’Inya nous a tous affecté, d’autant plus que nous savons la vérité et que nous apprécions la trahison d’un être cher… Mais toi, Sobert, tu ne peux pas nous quitter ?!

- Inya… le murmure fut à peine audible et l’expression de Niruiben pour la première fois fut troublée… Et pourtant, Hiryl Yasriel, vous devez me croire, il n’y a plus en face de vous qu’une âme en peine…

- Mais vous n’êtes pas seul ?! J’ai entendu par vos amis, le récit de vos malheurs… et vos amis non contents de défier l’Ombre que vous appelez sur vous, sont toujours à vos cotés, Monsieur Sobert… ils sont toujours là…

C’est un jeune rôdeur qui venait de parler…

- Qui êtes vous, jeune homme, demanda Niruiben…

- Galhadan, Monsieur Sobert. J’ai suivi votre piste en compagnie des pèlerins car j’ai appris qu’ils apportaient de l’espoir… Moi-même j’en avais cruellement besoin et j’ai voulu voir de mes yeux… Dites moi ? Me suis-je fourvoyé ? Ne vous reste il que désolation ?

- Non pas, Maître Galhadan, car Sobert m’a tout de même laissé l’espoir car il n’en avait pas besoin… Et je suis toujours un pèlerin, de cela je suis sûr.

Il dévisagea enfin, chacun des aventuriers présents…

- Et pour l’heure, j’irais mettre en terre la dépouille d’Ilweran. Je l’amènerai au Refuge du Vagabond… c’est peut être le seul endroit où il ait jamais connu la Paix…
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[Missive] cérémonie
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